Le 15 juin dernier, la Présidence de la Conférence des Présidents des Régions ultrapériphériques, représentée par Camille PELAGE , Vice-Président de la Région Guadeloupe, ainsi que les représentants des régions ultrapériphériques françaises (RUP), se sont réunis aux côtés de Régions de France afin de rencontrer le Secrétariat général des affaires européennes, Puisais-Jauvin Emmanuel .
À l’occasion de cet échange, la Présidence a pu rappeler ses fortes préoccupations face aux risques de dilution et d’affaiblissement des dispositifs qui leur sont dédiés dans le cadre du futur cadre financier pluriannuel, ainsi que la nécessité de préserver des adaptations pérennes, dans le cadre du futur paquet de simplification pour les RUP.
Les Régions ultrapériphériques ont ainsi alerté à nouveau sur les impacts dévastateurs de certains dispositifs européens, tels que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) et l’extension du système d’échange de quotas d’émission (ETS) dans le secteur maritime et aérien qui, en l’absence d’adaptations spécifiques, pourraient fragiliser durablement leurs économies et leur compétitivité.
Les Régions ont en ce sens regretté l’accord politique de principe adopté au Conseil dans le cadre du MACF, limitant l’exemption uniquement au ciment et aux matériaux de construction et de surcroît qu’en cas de catastrophes naturelles.
Les RUP ont par ailleurs salué le soutien des propositions françaises qui seront soumises lors du prochain COREPER en faveur des demandes principales des RUP notamment :
– Le maintien du POSEI financé à 100%,
– Une assistance technique à hauteur de 5%,
– Le maintien des enveloppes budgétaires concernant les allocations spécifiques aux régions ultrapériphériques.
Les échanges ont également permis de souligner la nécessité de mieux mobiliser les financements européens au service des priorités territoriales, qu’il s’agisse de la transition énergétique pour des territoires non interconnectés, de la gestion des sargasses, du soutien aux filières économiques locales ou encore du renouvellement des flottes de pêche.
Enfin, les Régions ont appelé à un engagement politique fort de l’État afin de défendre, au niveau européen, une vision ambitieuse de leur développement, fondée sur l’autonomie, la compétitivité et la reconnaissance pleine et entière de leur rôle stratégique au sein de l’Union européenne.

